Hello

Bonne lecture

samedi 8 mars 2008

L'observateur privililégié d'un tableau imaginaire animé...


Jeudi 3 Janvier 2008 !

Mille milliards de mille sabords...



Un geste indispensable en ce jour de grand...




pour laisser promener son regard tout au long du...

CHEMIN DU ROY













Besoin d'une petite pause... ?


Euh...
Ici, on pratique plutôt la danse de la glace...


Une fois bien pilée...


Le petit nez est réchauffé !




DESTINATION DU JOUR...
Devinez où nous sommes ?



Cette carte postale prise en photo en donne une représentation.

Nous sommes SUR LA RIVIÈRE
comme des poissons dans l'eau !!!

ON CAPOTE

A cet endroit, à l'embouchure de la rivière St-Anne, au milieu de Ste-Anne-de-la-Pérade, est érigé chaque année un village de maisonnettes multicolores sur la glace sur une distance d'un demi-kilomètre !

Ste-Anne-de-la-Pérade est située entre Montréal et Québec, sur la rive nord du fleuve St-Laurent.


Voici notre p'tite cabane à pêche et son "chaleur-eux" accueil



LA PÊCHE AU PETIT POISSON DES CHENAUX
(prononcer "chno")
LE POULAMON

petite morue, semblable à l'éperlan, que l'on pêche sous la glace des rivières gelées....



Entre un directeur d'école à la retraite et une petite fille avide de découvertes...

On n'ose pas faire de bruit pour...

écouter la leçon !!!



La fiche de préparation, au "fil" du temps s'est bien rodée...

Le petit... il est...
grand maintenant !!!




Aussi, déjà à l'époque... la maman

glissait volontiers sur l'océan du savoir

Aujourd'hui, le savoir se fait plutôt remorquer !


Encore une pause respectant le thème...


Bon faites-vite pour votre...
"boxing day" !

et rejoignez-nous pour cette ACTIVITÉ NORDIQUE


Si on se rapproche, on voit s'activer, par les fenêtres, les mordus de cette pêche, notamment...

des hommes forts et courageux...
qui travaillent dur... dans le confort chaleureux de la cabane à pêche avec les lignes installées et faites sur mesure expressément pour le poulamon

et associant...

l'aventure du froid hivernal...



Un père heureux, bien entouré par ses fils !





... ça mord !!!

Les indiens connaissaient déjà ce "poisson" et selon la légende, la pratique de la pêche au petit poisson des chenaux, le poulamon, remonte à l'époque de la colonisation vers 1677.
Déjà à cette époque, des cultivateurs avertis profitaient de la pêche miraculeuse de Noël.

Il fut longtemps péché sur les eaux du fleuve St-Laurent à la hauteur de la Pérade, mais surtout dans la région de Trois-Rivières. Le poulamon était alors capturé dans le chenal de chaque branche du St-Maurice d'où il tire son nom de "poisson des chenaux"..

En effet, à l'embouchure de la rivière St-Maurice à l'endroit où la rivière rejoint le fleuve St-Laurent, des îles divisent le St-Maurice en trois parties d'où le nom de Trois-Rivières.


Malheureusement, le progrès et l'industrialisation éloignèrent le poulamon de la région de Trois-rivières, et bientôt il migra vers des eaux plus propices à sa survie.
Ste-Anne-de-la-Pérade devint un endroit privilégié pour assurer le renouvèlement de l'espèce.

L'histoire plus récente du Poulamon à Ste-Anne-de-la-Pérade commence plutôt à l'hiver 1938.
Un Péradien, Robert Mailhot, travaillait un jour à couper des blocs de glace pour les glacières de ce temps lorsqu'il aperçut quelques poissons folâtrant sur le fond de sable.

Depuis les années 1980, on parle de la "Capitale mondiale du poisson des chenaux".

Ça vous étonne que notre 9-1-1 veuille faire des "paquets de 10" ?!!! Oui Gaetane, c'est un collègue !

Au commencement, il n'y avait pas de femmes. Elles sont arrivées au moment de la libération vers les années 1960.

Ouf... pour Élisa car, ce jour-là...

elle ne quittait pas son poste...
même pas pour aller manger !

Ça en valait la peine !










Au pays du poulamon...
On faisait un bon travail d'équipe...











Ça change du "fil à retordre" !



Allez Élisa.. lâche-toi... tu fais un peu...

"cul de poule" avec ta main gauche...


Ok, j'me lance...


Passe-moi le relais de l'opération...





Euh... on pourrait repasser la vidéo du début ?


et passer le flambeau... !



Une "dérogation" à la "maxime"... et on écrira...

"Tel père... telle fille" !!!




La clé de la réussite...






Ça te tentes-tu Fafa ?
A-a-llez un p'tit morceau... ! (clin d'oeil aux Kuntz !) de foie de lard ou de crevettes...

Ça vaut son pesant d'or...



Un remake de la pêche miraculeuse...



Un défi mis en place :
EN ATTRAPER DEUX EN MÊME TEMPS

Les heureux gagnants :







Quels reflets !






Dans la rubrique "les deux font la paire"...
Ce jeune-homme fut un "père" pour moi !

Photo souvenir de mon poisson inestimable !!!


Et pour finir...
Le premier
qui sortait de l'eau le 400 ème poisson
fut déclaré...


GRAND VAINQUEUR !




La glace attend les poissons...


A mesure que l'on capture des poissons, on les dépose sur la glace sans les arranger. Le poisson gèle rapidement et conserve ainsi sa fraîcheur.

les 400 poissons péchés, ce jour-là, ont été donc "congelés" de suite sur place.
Oui 400 poissons et l'équipe s'est arrêtée à ce nombre... en toute modestie... en mémoire du "400 ème" !!!

N'oublions pas...
Les bons pêcheurs vérifient les marées, les phases de la lune et le moment choisi pour la pêche (selon il y aura une préférence pour le soir ou tôt le matin) !

On reconnaît un poisson gelé correctement à sa courbure typique...
S'il est droit, c'est qu'il a dégelé ou a trop tardé à être gelé...
Testez-vos connaissances avec cette photo !



Promenons-nous dans ce beau p'tit village...

En effet...


L'omniprésence de la neige et de la glace,

les automobilistes qui circulent lentement,
(On peut garer la voiture à côté de la cabane à pêche)


les gens qui déambulent par plaisir


et qui visitent d'autres pêcheurs,

composent également un décor unique et créent un effet magique incomparable...


Au fil des ans, plusieurs personnes construisirent quelques cabanes dont la famille Mailhot...



Le fils de Robert Mailhot raconte :

"C'est en traîneau à chiens que les premiers visiteurs étaient conduits de la gare du chemin de fer à nos cabanes puisque les routes étaient fermées en hiver à cette époque."



MISE EN PLACE des cabanes à pêche...
ou le génie inventif !


Traineaux spéciaux pour déménager les "cabanes" en passant par des échelles montées sur ski pour agencer le filage électrique dont sont dotés les chalets car il faut libérer la glace à la fin de la saison et tout ré-installer à la saison suivante.


On commence

par découper un rectangle dans la glace


On extrait des blocs de glace

On débarrasse ce rectangle de toute glace pour ne garder que l'eau de la rivière


On pose ensuite la cabane en veillant à l'emplacement du trou de pêche


Les blocs de glace extirpés tantôt servent à mettre la cabane sur pilotis.



Et puis on isole tout le tour de la cabane
avec
de la glace



et de la neige






Et c'est ainsi que de père en fils une tradition se perpétue...





1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le poisson là, il est pas un peu stupide pour se faire avoir en si grand nombre ?
J'espère que Jean-Yves nous chantera cette merveilleuse chanson de "Nos aïeux" dès notre future mais non planifiée visite à Québec (il semble déjà la connaître).
Encore un très beau reportage !
Rémy